Le métier de boulanger est un métier de passion, de précision… mais aussi un métier physiquement exigeant. Derrière l’image chaleureuse du fournil et du pain artisanal se cache une réalité souvent méconnue : une forte exposition aux troubles musculosquelettiques (TMS).
Chaque jour, le boulanger effectue des gestes répétitifs et contraignants :
- Pétrir, façonner, enfourner et défourner
- Porter des sacs de farine lourds
- Manipuler des plaques et des chariots
- Travailler de longues heures debout
- Adopter des postures penchées ou bras en extension
Ces contraintes répétées sollicitent fortement le dos, les épaules, les poignets et les genoux. Avec le temps, elles peuvent provoquer des douleurs persistantes, des inflammations, une perte de force ou de mobilité… et parfois même rendre le travail difficile, voire impossible.
Les TMS sont aujourd’hui l’une des premières causes d’arrêt de travail dans les métiers de l’artisanat alimentaire. Dans le secteur de la boulangerie, ils peuvent impacter durablement la santé des professionnels, mais aussi la continuité de l’activité, notamment dans les petites structures où chaque personne est indispensable.