Thématique Employeurs

Comment organiser un essai d’exosquelette en entreprise ?

Un cadre pratique pour préparer, conduire et évaluer un essai d’exosquelette avec les utilisateurs, à partir d’une tâche de travail clairement définie.

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7 min

Donner une question claire à l’essai

Travail réel

Du produit présenté au produit réellement porté

Ce qui est prévu

Dans une démonstration

Le geste est court, l’espace dégagé, la tenue simple et le réglage réalisé par une personne qui connaît déjà l’équipement.

Ce qui se passe

Dans la journée de travail

Les outils changent, les accès se resserrent, la personne marche, s’assoit, porte d’autres équipements et enchaîne plusieurs tâches.

L’essai doit donc reproduire les conditions qui peuvent confirmer l’intérêt d’un équipement, mais aussi celles qui peuvent le rendre gênant ou incompatible.

Avant de faire venir un équipement

  • Nommer la tâche et la séquence de travail ciblées.
  • Décrire les gestes, les durées, les charges, les hauteurs et les accès.
  • Identifier les vêtements, EPI et outils à utiliser pendant l’essai.
  • Choisir plusieurs utilisateurs représentatifs et recueillir leur accord.
  • Définir des critères simples : liberté de mouvement, réglage, compatibilité, gêne et utilité perçue.
  • Prévoir qui observe, qui règle et qui consigne les retours.

Organiser un essai comparable et progressif

Le déroulé de l’essai

  1. Préparer
    Présenter et régler

    Expliquer le fonctionnement, ajuster l’équipement à la personne et commencer par des gestes simples dans un environnement maîtrisé.

  2. Éprouver
    Revenir à la tâche réelle

    Tester les séquences choisies avec les outils, les tenues, les déplacements et les aléas habituels, sans précipiter la durée de port.

  3. Décider
    Comparer les observations

    Mettre en commun les retours de plusieurs utilisateurs, les incompatibilités rencontrées et les réglages nécessaires avant toute extension.

Grille de décision

Les critères à regarder ensemble

  1. 01
    Adéquation au geste

    L’assistance intervient-elle au moment utile sans gêner les mouvements nécessaires à la tâche ?

  2. 02
    Compatibilité

    L’équipement fonctionne-t-il avec les outils, les EPI, les accès, les véhicules et les changements de posture ?

  3. 03
    Appropriation

    Le réglage, l’enfilage, le retrait, le nettoyage et le rangement sont-ils compréhensibles et réalistes au quotidien ?

  4. 04
    Effets déplacés

    Une gêne, une pression, une chaleur ou une nouvelle stratégie de mouvement apparaissent-elles ailleurs ?

  5. 05
    Variabilité

    Les conclusions restent-elles valables selon les morphologies, les rythmes et les versions réelles de la tâche ?

Faire de l’essai une décision partagée

Décision partagée

Deux regards indispensables

01

Le cadre de l’entreprise

  • La situation prioritaire et l’objectif de prévention.
  • Les exigences de sécurité, de qualité et de production.
  • Les conditions de maintenance, d’hygiène et de suivi.
02

L’expérience des utilisateurs

  • La sensation pendant les différentes phases de la tâche.
  • Les gestes qui deviennent plus simples, différents ou plus contraints.
  • Les raisons concrètes d’utiliser, d’ajuster ou d’écarter l’équipement.

Un avis positif en quelques minutes est un signal, pas une conclusion. La décision se construit avec plusieurs situations et des retours explicités.

À retenir

À retenir avant de déployer

  • Un usage ciblé vaut mieux qu’une promesse générale couvrant tout le poste.
  • Le non-usage ou le retrait de l’équipement doivent être compris, pas contournés.
  • Les règles de réglage, d’entretien, de stockage et de suivi font partie de la solution.
  • L’évaluation se poursuit après la première décision, car le travail et les usages évoluent.

Pour aller à l’essentiel

Combien de temps doit durer un essai d’exosquelette ?

Il n’existe pas de durée unique. L’essai doit être progressif et assez long pour rencontrer les variantes importantes de la tâche, sans imposer d’emblée un port prolongé. Le protocole dépend du poste et des personnes concernées.

Faut-il faire essayer l’équipement à plusieurs personnes ?

Oui, lorsque le poste est partagé. Les morphologies, les habitudes, les réglages et les stratégies de mouvement varient. Plusieurs retours permettent d’éviter de généraliser l’expérience d’un seul utilisateur.

Quels signes peuvent conduire à arrêter ou ajuster l’essai ?

Une douleur, une gêne persistante, une incompatibilité avec une règle de sécurité, une limitation du geste ou une nouvelle contrainte doivent conduire à interrompre, analyser et ajuster l’essai avec les personnes compétentes.

Sources

  1. Acquisition et intégration d’un exosquelette en entreprise — ED 6416 — INRS
  2. Exosquelettes au travail : ce qu’il faut retenir — INRS

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