Décrire la tâche en quatre observations
- 01Le geste
Que fait précisément la personne : porter, maintenir, visser, poncer, lever les bras, incliner le buste ou regarder vers le haut ?
- 02Le temps
Combien de temps dure la séquence, à quelle fréquence revient-elle et quelles variations sont possibles ?
- 03L’environnement
Quels outils, vêtements, accès, températures, poussières, obstacles ou contraintes de sécurité faut-il intégrer ?
- 04Le vécu
Qu’est-ce que les personnes concernées jugent contraignant, utile, gênant ou indispensable pour bien réaliser la tâche ?
Relier la situation à une assistance possible
Trois familles de gestes à distinguer
- Le buste reste incliné ou revient souvent vers l’avant.
- Explorer une assistance dorsale, puis vérifier la mobilité, les transitions de posture et la compatibilité avec les outils et accès.
- Les bras sont maintenus au-dessus des épaules.
- Explorer une assistance des membres supérieurs, en observant la précision, la portée et les phases où les bras redescendent.
- La tête reste relevée pour travailler au-dessus de soi.
- Explorer une assistance cervicale, en vérifiant le champ visuel, les déplacements et les autres équipements portés.

Comparer les solutions avec les mêmes critères
La grille de décision
- 01Adéquation à la tâche
L’assistance intervient-elle pendant la bonne séquence, sans gêner les mouvements indispensables ?
- 02Réglage et morphologie
La personne peut-elle ajuster, enfiler et retirer l’équipement simplement et de façon reproductible ?
- 03Compatibilité du poste
L’équipement reste-t-il compatible avec les outils, vêtements, protections, véhicules et zones de circulation ?
- 04Acceptation dans la durée
Le ressenti reste-t-il favorable après la familiarisation et sur les différentes situations représentatives ?
- 05Entretien et organisation
Le nettoyage, le stockage, le contrôle et le suivi peuvent-ils être intégrés dans le fonctionnement quotidien ?
Une décision qui se construit à plusieurs
L’utilisateur apporte
- La connaissance fine du geste et de ses variations.
- Le ressenti sur la liberté de mouvement et l’assistance.
- Les contraintes concrètes invisibles sur une fiche produit.
L’entreprise organise
- L’analyse de la situation et les objectifs de prévention.
- Les conditions d’essai, le suivi et la traçabilité des retours.
- L’intégration avec les autres mesures de prévention.
Le choix devient plus fiable lorsque critères techniques, travail réel et retour d’usage sont examinés ensemble.
Évaluer avant, pendant et après
- AvantFixer les critères
Décrire la tâche, les objectifs et les points de vigilance sans préjuger du résultat.
- PendantObserver les écarts
Noter les réglages, les situations aidées, les gênes et les adaptations spontanées.
- AprèsDécider et suivre
Croiser les retours, formaliser la décision et prévoir une réévaluation si l’organisation change.
À retenir avant de demander un essai
- Une tâche précise vaut mieux qu’un métier pris dans son ensemble.
- Une zone du corps ne suffit pas : il faut décrire le mouvement et son contexte.
- Le confort immédiat n’est qu’un critère parmi d’autres.
- L’utilisateur doit participer du cadrage jusqu’au bilan.
- Une solution peut être pertinente sur une séquence et inadaptée sur une autre.
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Existe-t-il un exosquelette idéal pour chaque métier ?
Non. Un même métier regroupe plusieurs tâches et contraintes. Le choix doit porter sur les séquences de travail prioritaires et leur contexte réel.
Faut-il associer les salariés au choix ?
Oui. Leur connaissance du travail réel et leur retour d’usage sont essentiels pour repérer les bénéfices, les gênes et les adaptations nécessaires.
Une fiche technique suffit-elle pour comparer deux modèles ?
Elle aide à présélectionner, mais ne montre pas toutes les interactions avec le poste. La comparaison doit inclure le réglage, la mobilité, les outils, l’environnement et l’essai en situation.





